Tout sur le Tablet PC

MB Global Report 23.07.2008 01:43
(Asus Corp.)

(Asus Corp.)


Tablette pécé, quès aco ? Tout simplement le meilleur de l'informatique personnelle, désormais au point et enfin abordable...



 
Avant de faire son choix, il a paru judicieux de lever le voile sur un outil toujours méconnu depuis son introduction sur les marchés, il y a plus de 5 ans :
 
 

le TABLET PC

Généralités


Qu'est-ce que c'est ?


un ordinateur optimisé selon un cahier des charges défini par le couple Microsoft-Intel, en vue d'optimiser l'interfaçage utilisateur-machine.

Sa caractéristique essentielle est d'être doté d'un écran sur lequel on peut écrire et dessiner.

En outre, le système doit impérativement être communiquant (modem, liaison sans fil WiFi et le plus souvent aussi BlueTooth).


A quoi ça ressemble ?


il en existe deux types :

- le convertible (qui a l'allure générale d'un notebook ordinaire de petit format)

    

TravelMate C111 (Acer) en modes notebook puis tablette

 

- la tablette (qui ne comporte aucun clavier ni touchpad et se présente sous la forme d'une ardoise plate : slate)

Tablet LE1700 (Motion Computing)


A quoi ça sert ?


-à enrichir son expérience de l'ordinateur en permettant une saisie plus intuitive des données (la désormais très commune souris n'a rien de naturel) et une créativité accrue en rapprochant l'outil du traditionnel couple bloc-notes papier + stylo; les avantages de l'éditabilité, de l'exportation, transmission, diffusion,... des données numériques en plus.

-à améliorer la convivialité entre les membres d'un groupe de travail, un présentateur et son public,...puisque les techniques de travail actuelles impliquent généralement l'interposition peu sympathique d'un écran d'ordinateur en face de la figure de chacun.

 

EN RESUME

Le Tablet PC est en fait l'aboutissement d'un retour aux sources : réinventer le couple crayon - papier, rendu possible par les énormes progrès de la micro-informatique de ces dernières années.

 

Fujitsu-Simens P1610 


1) Rappel des évolutions de l'interface homme-machine


A) partie matérielle (hardware)

Le temps de la programmation par cartes perforées, pas si lointain, est révolu depuis que s'est généralisé l'usage d'un clavier comme dispositif d'entrée de commandes, avec un retour d'information par le biais d'un écran de contrôle (d'ou le terme moniteur).

Il s'agissait au début de machines réservées aux laboratoires, universités, très grosses entreprises dotées des moyens d'acquérir, loger et entretenir ces calculateurs. Le langage nécessaire pour les opérer était d'ailleurs affaire de spécialistes et en rendait l'utilisation très restrictive. C'était l'informatique tout court à ses débuts, devenue accessible aux PME de bonne constitution à partir des déclinaisons en mini-informatique (tout le monde a utilisé ou vu un poste de ce genre, dont l'AS 400 d'IBM avec système d'exploitation Unix, début de l'interface homme-machine accessible aux profanes, est le représentant le plus connu).


La première vraie révolution est l'IBM PC de 1981, qui invente la micro-informatique en intégrant le tout dans un boîtier de bureau pas trop encombrant et au design plutôt réussi. L'OS est réalisé par un sous-traitant inconnu nommé alors Micro-Soft… Malgré un tarif de 85 000 Frs de l'époque (smic à ~3.500 Frs) et des caractéristiques qui prêteraient à s'étouffer de rire aujourd'hui, le succès a été rapide et a ouvert, après l'entreprise, la voie de l'ordinateur personnel (comme l'acronyme le visait justement).

L'essor extraordinaire de la micro a généré une évolution incessante et en revanche, une faible variation dans la conception des interfaces ; il est vrai que le souci était surtout d'augmenter la puissance de calcul et la capacité en mémoires vive et non volative (avec comme championne de la résistance, la disquette 3,5" vainqueur par KO de la 5,25" encore plus fragile et challenger longtemps du Zip Ioméga ou du LS disk, entre autres versions généralement incompatibles des supports du moment). Le CD-Rom, évolution du CD audio a pour un temps satisfait aux besoins, tout en ouvrant la voie du multimédia ; celui-ci ci arrivait alors par la grâce d'un ensemble optionnel composé d'un lecteur de CD-Rom (à vitesse de lecture 1X soit 150ko/s ; 2X voire 4X si l'on avait un budget supérieur !), d'une carte son stéréo et de 2 haut-parleurs en plastique à la sonorité douteuse.

Tout cela était alors commandé au clavier et à la souris à boule, outil de pointage et de commande qui déroute en général les générations nées avant 1940…Cette trouvaille géniale, toujours en usage aujourd'hui même si elle a évolué vers moins de pièces mobiles, a finalement conservé son caractère universel.

Bien entendu, d'autres voies ont été explorées. Lorsque j'étais apprenti enseignant à l'Ecole Normale en 1986-87, j'avais pu utiliser un Thomson TO5, doté déjà d'un stylet (à fil) infrarouge, capable d'interagir avec l'écran. Comme celui-ci était évidemment en mode non graphique, et que le reste de la machine était totalement rudimentaire, il n'était possible que d'activer une commande de manière plus pratique qu'au clavier comme à l'accoutumée. Les 'mulots' étaient une espèce encore inconnue...

Ultérieurement, des fabricants ont développé des systèmes de captage des contacts et mouvements digitaux sur l'écran. Le plus souvent, la qualité de vision s'en trouvait dégradée du fait du film résistif apposé, nécessitant aussi des précautions et soins particuliers ; ou bien l'encombrement des bords était accru par les capteurs de tension disposés de part et d'autre. Ces variantes ont surtout trouvé leur place comme dispositif d'interface avec le public pour commander des menus simples (distribution de billets de train, affichage de plans ou d'annuaires,...). Le prix en était prohibitif : un iiyama 17" en version tactile coûtait de 13.000 à 16.000 Frs à la fin des années 90 quand le modèle normal était vendu autour de 3.500 Frs...


 

B) partie logicielle (software)


Le fonctionnement d'un PC n'avait rien d'évident pour tout un chacun sous MS-DOS et même Windows 3.1, jusqu'à l'arrivée de Windows 95 ; on a beau avoir glosé sur tout le Barnum déployé pour cet événement, c'en était véritablement un, qui a révolutionné l'accessibilité du plus grand nombre à l'informatique populaire. Le rêve visionnaire de Bill Gates et d'IBM, un ordinateur pour tous, commençait réellement à prendre forme. La preuve : les magasins de grande surface généralistes, jusqu'alors ignorants de la micro-informatique, commencèrent à avoir un rayon dédié, qui alla sans cesse grandissant au détriment de certains autres rayons "bruns" (avez-vous remarqué ? le rayon HiFi a pratiquement disparu, remplacé par les systèmes audio-visuels et les haut-parleurs à brancher sur un PC. Les dernières générations de mini-chaînes subsistent, voire reviennent par la petite porte, à condition d'être compatibles avec un PC : sans entrées usb / SD, voire un disque dur et une liaision WiFI / BT, point de salut).


Les logiciels applicatifs (ceux qui permettent d'accomplir une tâche spécifique, comme écrire du texte : traitement de texte, ou réaliser des calculs : tableur,…) ont dû rapidement se plier aux cahiers des charges de Microsoft, en particulier pour pouvoir arborer le logo "compatible Windows 95" indispensable au succès commercial attendu. En effet, la compatibilité "PC" antérieure était très aléatoire, tant entre pièces détachées d'ordinateur qu'entre logiciels et machines...

Disons qu'en systématisant des procédures sous un même faisceau de commandes doublées d'une représentation graphique assez évidente à l'écran, Windows a permis d'unifier les savoir-faire nécessaires pour opérer un ordinateur, tout en laissant le choix à l'utilisateur de la méthode qu'il préférait. Par exemple, copier un fichier se commande soit par le clavier : touches Ctrl + C, soit par un clic droit sur le bouton de la souris, soit par un simple déplacement à l'écran du pointeur de celle-ci selon certaines conditions contextuelles. C'est en laissant ainsi l'usager s'approprier du choix de la macro-commande que constitue chaque geste de base codifié (quand même…) que Windows a pu permettre l'extension facile et économique en termes de coûts de migration de l'usage du PC au monde entier – quelle que soit la langue utilisée et donc la symbolique apposée sur les touches du clavier, ou les caractères affichés par les programmes d'exploitation ou d'applications.

Après Windows 98, bien plus évolué et stable, puis un décevant Millenium, un ambigu 2000 qui n'était bon qu'en version Pro, est arrivé XP – lequel reste surtout en version Pro le meilleur OS jamais créé par la firme de Redmond. Le label Tablet PC est apparu en 2002/3 avec une version du système d'exploitation XP spécifique, doté d'une surcouche logicielle le rendant apte à accueillir la saisie au stylet et les reconnaissances d'écriture comme vocale (mais en anglais seulement pour cette dernière). Il s'agit de Windows XP édition Tablet PC, qui a fait l'objet d'une révision (service pack) à deux reprises. Depuis, Vista a repris en natif les spécificités de XP TPC, de sorte qu'il n'y a plus de version dédiée aux tablettes. Il semble que Linux dispose exactement des mêmes facultés. Vista, pour l'instant au moins : attendons de voir les effets de l'OSR 1 qui vient d'arriver, est une belle vitrine, mais plutôt inutilement sophistiquée et pas au point. Sa consommation en ressources, si on exploite au maximum ses capacités graphiques, ce qui est la tendance normale faute de quoi autant rester à la version antérieure, est telle qu'elle gomme les progrès de performances réalisés par les fabricants de matériel entre temps !  Toutefois, on doit penser que comme pour XP, les évolutions à venir rendront prochainement la plateforme totalement fiable et optimiseront son efficacité. 

  

Acer TravelMate série 300

2) Le concept Tablet PC, exclusivement lié au domaine 'portable'


A) La généralisation du portable


Ces dernières années, les PC portables autrefois lourds, encombrants, peu puissants et hors de prix se sont largement démocratisés. Le mouvement est toutefois parti du monde professionnel avant de se généraliser au grand public, qui l'a plébiscité comme tous les objets à la fois attrayants, utiles voire indispensables et porteurs d'image, de statut. La même chose est arrivée avec le téléphone et l'appareil photo numérique. Quitte à perdre un peu de puissance, on trouve même des portables pour moins cher qu'un PC de bureau moyen-supérieur. L'évolutivité a un peu progressé, même si le standard du PC fixe reste inégalable en cela, surtout depuis le remplacement des boîtiers desktop par le format tour et l'évolution de la normalisation intérieure (AT, ATX, BTX, plus ITX).

Les performances sont généralement de bon niveau, voire au top pour les modèles les plus affûtés. Pour autant, l'écart de tarif s'est resserré et on est très loin des 35 KF et plus que pouvait coûter un IBM Thinkpad au sommet du panier, dans les années 1998-2000 !

Le fait que l'internet et les réseaux sans fil se soient développés a sans nul doute favorisé l'essor du portable, qui voyait alors son champ d'application s'élargir bien au-delà du rang de simple assistant hors bureau. C'est souvent devenu l'outil de travail principal des décideurs et travailleurs itinérants, utilisable immédiatement de l'aéroport à l'hôtel, du centre commercial au bord de la piscine.


Les parcs de beaucoup d'entreprises se sont convertis à ce type de machine à tous les échelons de la hiérarchie et non seulement celui du haut management comme avant.

Désormais, il se vend plus de portables ou transportables (=ceux à écran de 20" et au poids en rapport !) que de fixes et la tendance ne devrait pas s'inverser. Le portable reste toutefois un outil fragile qui nécessite beaucoup de soins et un service après-vente performant. Mais certains aspects compensent plus que largement le coût de migration :

 


B) Les principaux avantages attendus d'un portable sans fil


Une enquête générale de 2005 auprès de PME du monde entier a donné ces résultats à la question "quels sont les 3 avantages principaux que vous attendez de ce matériel ?" :


63% : pouvoir se déplacer librement au sein du bureau et se connecter au réseau

59% : faciliter le travail d'équipe et la collaboration entre les employés

54% : être plus productif, accroître l'efficacité opérationnelle


Il s'avère que confier un PC portable à un employé le conduit (après une phase de découverte et d'apprentissage des divers aspects plus ou moins ludiques de l'engin) à se montrer plus productif et flexible dans la gestion de son temps de travail, lequel peut être librement choisi en dehors des locaux de l'entreprise. L'outil permet aussi d'assurer un minimum voire autant de travail qu'au sein de ceux-ci en cas de blocage exceptionnel chez soi (intempéries hivernales, grève des transports publics [France exclusivement], enfants malades,…).

L'investissement est donc rentable à long terme pour l'entreprise, quel que soit le niveau de responsabilité du personnel qui peut en bénéficier. La question ne devrait même plus se poser pour les commerciaux et l'encadrement.

Flybook V33i

3) Spécificités d'utilisation des portables


A) Fragilité intrinsèque et liée à l'usage


La fragilité globale des portables a été évoquée et reste un souci majeur ; contrairement à une configuration de bureau, un portable est destiné à bouger (par définition !) : les risques de heurts, chutes, torsions de l'écran ou de ses charnières, fermeture forcée sur un stylo oublié, renversement de café, insolation dans un habitacle de véhicule,... sont donc multipliés. Le coût de remplacement des pièces les plus fragiles (écran, cadre, charnières, disque dur essentiellement) est élevé et l'immobilisation de l'appareil est un souci. Quant au vol...


Les conceptions anciennes étaient aussi relativement peu éprouvées et du refroidissement à l'étanchéité aux poussières, en passant par l'inexpérience des réseaux de SAV, l'essuyage des plâtres a été douloureux pour les pionniers... Il est évident qu'une fragilité accrue est toujours à attendre des modèles axés "design" et le baroudeur ne manquera pas d'envisager les portables "durcis" aux normes MilSpec, capables d'accompagner des soldats en opération. Contrairement aux premiers, l'esthétique est totalement évacuée, les considérations de légèreté aussi, seul le tarif reste en accord, soit 'blindé'.

Il est donc nécessaire de réapprendre à se servir d'un ordinateur lorsque l'on migre vers le portable, ainsi que de ne jamais être négligent, travers fréquent quand on croit maîtriser l'objet - ou que l'on veut en donner l'impression devant les collègues au Starbucks du coin.



B) Spécificités des commandes d'interface


Une autre raison de devoir s'acclimater -plus ou moins rapidement- est la présence d'un touchpad en guise de souris, parfois remplacé ou doublé par un mini-joystick. Le caractère pratique de ce dispositif de pointage embarqué varie selon sa conception et les époques.

La petite taille de la surface tactile par rapport à l'écran se paie toutefois par des mouvements trop courts sur l'écran, ou trop brusques, selon le réglage. C'est la même problèmatique qu'avec une tablette graphique raccordée à un ordinateur : moins elle est grande, moins elle se rapproche des mouvements naturels en rapport avec la taille de l'écran où se déplace le pointeur. Des fonctions paramétrables telles que le changement d'orientation automatique (portrait/paysage) de l'affichage, des boutons programmables accessibles lorsque la partie clavier-base est recouverte,... agrémentent l'usage.

La conception totalement lisse et affleurante, finie exactement comme le boîtier, des touchpads équipant les derniers modèles Asus, semble atteindre la perfection. Mais de la même façon que Windows laisse l'utilisateur choisir la méthode de commande qui a sa préférence, le portable autorise l'ajout d'une souris (de préférence optique et sans fil), et/ou d'une tablette graphique comme pour n'importe quel PC de bureau. La norme Tablet PC ajoute le stylet, la commande vocale et cela change tout.

 

Asus R1F

4) Avantages du Tablet PC sur les autres ordinateurs


A) Utilisation courante en intérieur


Selon qu'il s'agit d'un convertible ou d'une ardoise, les conditions d'utilisation seront différentes.

- Un convertible ne présente aucune différence nécessaire avec un portable normal. Son utilisation est donc immédiate pour quelqu'un ayant déjà eu un portable entre les mains. Toutefois, la transformation en tablette (pivotement dans un sens puis rabattement de l'écran sur le clavier) requiert quelques précautions et de l'habitude.

- Une ardoise doit généralement être accompagnée d'un clavier, d'une souris,... et des raccordements utiles qui sont la plupart du temps fournis par le biais d'une coûteuse "station d'accueil"; il existe désormais des modèles génériques, simplifiés, qui s'adaptent à toute tablette pour fournir les services essentiels. La première fonction en sera de supporter la tablette avec le degré d'inclinaison voulu, puisque sans cela on est obligé de laisser l'outil à plat ou de le tenir incliné d'une main.

Sans même évoquer les facultés d'entrée de dessin, croquis,... par le biais du stylet fourni, un avantage apparaît avec celui-ci utilisé comme simple périphérique de pointage après assez peu de temps de frappe au clavier. Le stylet est plus performant qu'une souris et finalement plus pratique à utiliser :

- on peut le garder entre les doigts tout en tapant

- comme pour une tablette graphique extérieure (mais ici en contact direct avec la zone à impacter à l'écran), le positionnement est absolu et non relatif. i.e. : il n'y a pas besoin comme avec une souris de repositionner le pointeur depuis la dernière position où on l'a laissé. Il suffit de pointer directement le stylet sur l'icône, portion de texte,... à faire réagir. On y gagne beaucoup même en ne faisant que du texte, lorsqu'il s'agit de rectifier un détail, un espace, une commande de menu,...

En revanche, le clic droit à partir du bouton incorporé est moins intuitif et réclame un geste qui nuit quelque peu à la précision et/ou la rapidité d'action. Lorsqu'il s'agit de réorganiser des icônes de fichiers ou dossiers, le glissement au stylet est bien plus rapide et naturel qu'avec la souris, d'autant qu'il propose évidemment les mêmes fonctions (entourer un groupe, sélectionner,...). La roulette ne paraît guère manquer, une action directe sur les ascenseurs de fenêtres étant tout aussi rapide et naturelle.



B) Utilisation sur le terrain


Le Tablet PC a pour vocation de libérer les travailleurs itinérants d'un maximum de contraintes ; il se doit de fournir la base de connaissances utiles à tout moment et de pouvoir emmaganiser de nouvelles données de la manière la plus intuitive et la plus fiable ; ses capacités de mobilité sur le terrain sont donc essentielles. On voit donc qu'encore davantage que pour tout autre outil, l'art du compromis va être décisif :

- grande quantité de données et large choix d'outils embarqués (gros disque dur, lecteur/graveur de CD/DVD,... -oublions les disquettes-) signifiera encombrement et poids élevés. L'autonomie pourra être bonne avec des batteries multi-cellules, voire l'ajout de modules complémentaires à la place des unités ci-dessus si elles sont amovibles et interchangeables.

- une petite taille s'accompagnera d'une maniabilité excellente, d'un confort de transport appréciable, au prix de performances généralement inférieures, d'un stockage limité et du recours nécessaires à des périphériques extérieurs qu'il faudra raccorder de façon plus ou moins pratique. La lisibilité et les facultés d'utilisation de l'écran en mode consultation/écriture - dessin au stylet seront affectées en proportion de sa taille.

- Un poids réduit signifie aussi généralement une moindre résistance aux agressions liées à un usage sur le terrain.

Toutefois, le principal problème à maîtriser tient à la luminosité des dalles LCD en pleine lumière (surtout les premiers modèles). Il s'avère quasi impossible de voir quoi que ce soit en plein jour, hormis avec les modèles spécialement développés essentiellement sous la forme d'ardoises - et malgré des dispositifs d'après-vente plus ou moins pratiques ou efficaces qui ont tenté de pallier ce désagrément. Prévoir donc un environnement adapté, l'usage à l'intérieur ou sous abri sont généralement inévitables. De plus, il est exclu (sauf TPC 'durci') de s'aventurer tablette en main sous la pluie ou même la neige. Et les excès de soleil sont tout aussi dommageables.

La station debout et l'ambulation sont tout à fait envisageables pendant la saisie, mais en général il s'agit d'usages particuliers : hôpitaux, entrepôts, couloirs de bureaux,... et un genre de harnais fourni en accessoire permet de suspendre l'appareil dans la position idoine.

A noter qu'à part les TPC équipés des premiers modèles de processeurs Centrino à dissipation thermique statique, il est exclu de transporter l'appareil en marche (même en veille, lorque le mode s'active à la simple fermeture de l'écran) dans un bagage clos ; l'évacuation des calories doit absolument être assurée. Mon Acer C111 s'est avéré capable de supporter un certain temps de fonctionnement dans un sac à dos fermé et en conditions tropicales de surcroît, mais les nouveaux processeurs Centrino double coeur dégagent un flot de calories en tous temps qui interdit ce genre de fantaisies. Par contre, aucun souci pour passer d'un lieu de réunion à un autre avec l'appareil porté sous le bras - mais les risques d'accident malencontreux sont évidemment accrus.

 


C) Fonctions spécifiques au Tablet PC


L'interface est la plus large qu'il est possible d'imaginer, puisque l'utilisateur pourra au choix contrôler l'outil :

- au touchpad // mini joystick

- à la souris connectée en sus

- au stylet, utilisé comme une souris ou comme un véritable stylo/crayon/feutre/pinceau/pitolet duplicateur/rouleau/aérographe/..etc.etc.

- à la voix

- à la tablette graphique, si la surface d'écran est jugée insuffisante.


En effet, l'ajout d'une tablette ne se conçoit que pour gagner en taille : raccorder une tablette Pen Partner ou autre de format A5 n'aurait aucun sens. Toutefois, on retrouve alors la difficulté des souris, à savoir la nécessité de s'adapter à un dispositif décalé par rapport au résultat affiché. Ce n'est pas pour rien que Wacom a développé à l'attention des graphistes professionnels une série de tablettes-écrans sur lesquelles on dessine directement. Hors de prix aux débuts du LCD, ces équipements ont considérablement baissé et permettent d'offrir les avantages du Tablet PC aux utilisateurs très exigeants qui ont l'habitude et le besoin d'une station graphique traditionnelle, fixe. Toutefois, des amateurs ont réalisé des oeuvres dessinées à main levée sur tablette qui montrent que les fonctions graphiques du concept sont très convaincantes (voir en fin d'article). Un utilisateur peut très bien ébaucher ses oeuvres sur tablette là où il se trouve (et où l'inspiration vient le visiter...) et les reprendre sur son installation fixe de prédilection.

Le concept "d'encre numérique" est le plus prometteur pour le futur du travail en réseau, permettant d'échanger des versions annotées de documents au sein d'une structure de travail et de libérer la créativité des intervenants tout en gardant trace des modifications apportées - ce que le travail en réseau permettait déjà avec les applications bureautiques simples se trouve multiplié par les ajouts intégrés facilement ou placés en surimpression. Les utilisateurs apprécieront de pouvoir annoter directement une page Word (avec le patch Tablet PC, pour les versions antérieures) par exemple en choisissant "surligneur" au menu, de capturer une page web et de l'annoter soit à la main, soit en récupérant et coupant / collant des données textes numériques,... L'ajout peut être graphique (incorporé visuellement dans le document de fond) ou mêlé aux données de base, qu'il amende et enrichit - au choix de l'utilisateur.

Le journal Windows et le post-it virtuel (audio-visuel, mieux que l'original papier !) offrent tous deux une nouvelle expérience intuitive de la manipulation d'un ordinateur, le rapprochant de l'environnement de bureau habituel ; mais celui-ci pourra tendre vers le poste "net" qu'on nous promet depuis les débuts de l'ère informatique... A savoir, sans plus de papier, ni même de stylos ou multiples outils de traçage, dessin pour l'encombrer : "tout est dans la boîte".

 

En effet,

1- Le même stylet sert à pointer, cliquer, sélectionner, écrire, effacer, déplacer, dessiner, peindre, remplir, surligner,...tandis que le logiciel transforme instantanément la 'patate' tracée en un cercle parfait ou le cube tordu en une représentation équilibrée.

De plus en plus de petits logiciels libres ou peu onéreux sont mis à la disposition des passionnés de Tablet PC. Il y en a des dizaines, comme celui qui permet d'annoter directement sur l'écran sans même ouvrir une application particulière. Pratique quand on veut saisir un N° de téléphone, une note urgente,...

Cet outil unique remplace donc des dizaines d'instruments traditionnels spécifiques. Les amateurs exigeants pourront toujours échanger le banal stylet en 'plastoc' fourni (doublé parfois d'un micro-stylet de secours intégré dans le cadre d'écran, comme sur les Acer série 100) pour un modèle esthétique et agréable en main. Exemple : le premier du genre qui soit apparu, une collaboration de deux grands noms : Wacom-Cross, stylet disponible en 2 versions à un prix abordable ; ou pour un des modèles de Wacom spécialement destinés aux graphistes utilisant une technique particulière ; outils très pointus, moins généralistes en contrepartie et très coûteux. Quel que soit le modèle du stylet, d'origine ou non, toutes les fonctionnalités en sont paramétrables selon les préférences de l'utilisateur.

En fait, il y a tellement d'utilisations possibles à un Tablet PC qu'on ne cesse jamais d'apprendre ou de découvrir chaque jour de nouvelles manières de l'utiliser. Il suffit de lire quelques sites web dédiés pour tomber en religion "Tablet PC" et considérer désormais avec le plus parfait désintérêt les myriades d'ordinateurs "banals" encombrant le marché - Imac compris. 

Autre avantage, à faire confirmer par des praticiens : il semble que d'alterner le mode de conduite d'un ordinateur entre souris et stylet diminue largement les risques de micro-traumatismes dont se plaignent les utilisateurs intensifs (crispation du nerf du canal carpien, mal de dos, raideurs de la nuque..). On sait maintenant que les douleurs articulaires des nouveaux travailleurs numériques résultent de la répétition des mêmes gestes anodins en apparence. L'alternative ainsi permise par le Tablet PC rejoint le soulagement d'ordre mental apporté par le système d'exploitation Windows : permettre une alternance des modes pour arriver aux mêmes résultats, donc détendre l'opérateur qui sait qu'il a le choix. C'est toute la différence avec un système contraignant.


Reste à installer l'écran à la bonne hauteur : une station d'accueil s'avère indispensabl et permet aussi l'inclinaison du clavier.

Pour ceux que sa taille quelque peu réduite rebute (sans parler de l'absence d'uniformisation des touches spécifiques...), la solution d'un ensemble clavier - souris sans fil est idéale. On trouve maintenant des claviers ultra-plats au touché de portable, en lieu et place des gros modèles à touches cubiques "longue course" : la transition est parfaite. Ajouter un pavé numérique sans fil, utilisable comme calculatrice autonome, un scanner couleur de la taille d'un stylo (à faire rouler sur les documents) et voilà un bureau complet totalement mobile. Ne manque que l'imprimante, encore difficile à faire tenir dans un sac à dos.

2- Le tout transite par une surface unique : un écran interactif, choisi fixe (slate) ou orientable (convetible) qui additionné des microphone et haut-parleurs désormais généralisés, concentre à un endroit unique toutes les fonctions utiles.

Une distinction doit ici être faite entre les écrans aux normes TPC et les simples tactiles (qui se distinguent par la faculté d'être réactifs au doigt et non seulement au stylet fourni) : les derniers ne sont pas sensibles à la pression. Le trait choisi pour écrire ou dessiner est donc insensible aux mouvements naturels de la main, ce qui les éloigne de la sensation de dessiner/peindre qu'offrent les bonnes tablettes et les vrais TPC. En gros, c'est comme de tracer un trait ou d'écrire dans Windows Paint : le tracé est du type constant, "tout ou rien".

A l'utilisateur de décider si l'avantage du touché au doigt, sans outil, qui peut avoir son intérêt en démonstrations,... au sein d'un groupe de travail, allié à un prix très légèrement inférieur, surclasse la souplesse et le naturel de l'entrée de données des vrais écrans Tablet PC. Cela dépend de l'usage visé. Avec 512 niveaux de pression reconnus, il y a déjà matière à traduire une qualité de dessin tout à fait satisfaisante. Et l'absence d'interaction malencontreuse avec doigts, mains, poignets en contact avec l'écran peut être précisément un avantage ici. Ceci dit, les dernières générations d'écrans tactiles comme celui du nouveau Dell Latitude XT sont conçus pour ne retenir que les contacts corporels volontaires.

La dernière évolution est le "multitouch" combinant les deux systèmes. Cette fois, tout le monde sera satisfait, les commandes essentielles étant accessibles au doigt quand le travail de précision est possible au stylet qui a donc sa sensibilité normale. Il est probable que les inconvénients habituels de l'écran digitaliseur en sont combinés de même : augmentation du léger flou visuel et de la distance entre pointe du stylet et image ?

 

démonstration d'un prototype équipé d'écran multitouch



A l'attention des utilisateurs orientés "graphisme" :


Les écrans de petite taille ne permettent pas des créations très élaborées, dans des conditions de confort suffisantes. L'Acer C111 de 2003 était équipé d'une dalle de 10,4" - à l'époque le plus petit écran apparu en Tablet PC. L'affichage de 1024x768 est très fin, mais manque cruellement de luminosité et on s'y crève les yeux. Il faut se contenter d'applications graphiques animées basiques et le circuit d'affichage est d'une lenteur désastreuse dès que l'on a plusieurs applications ouvertes, surtout si elles sont exigeantes. Pour l'époque: Pentium Mobile Centrino 1 GHz, les performances sont néanmoins très correctes (l'ajout de 256 Mo de RAM aux 512 d'origine n'ayant pas changé grand chose). Suffisant au quotidien pour les prises de notes, croquis et retouches photo sommaires.

On peut conclure que les pures tablettes "Origami" du segment 'Ultra Mobile PC' au succès modéré et finalement trop chères sont à écarter si l'on a des envies d'expression graphique : avec 8,9" de diagonale, on n'ira pas très loin. A noter que Fujitsu-Siemens a sorti un sub-sub-notebook (le C111 étant déjà très compact et qualifiable de sub-notebook, comment appeler cette nouvelle génération ?) doté d'un écran de même taille. Le marché US a même une déclinaison P1810 de taille 5,6"... A réserver aux stricts besoins itinérants de base.


Acer avait produit un temps les plus grands écrans Tablet en mode convertible : la série C300 (14,1"). Les ordinateurs de la série C300 à 314 Xmi restaient d'un encombrement et d'un poids acceptables, tout en offrant des performances graphiques en progrès pour un budget plus abordable que la précédente génération. Les premiers TravelMate C100 coûtaient à la sortie près du double d'un portable de taille et de performance à peu près comparables : 2.200 € pour le C111 TCI 'toutes options'. Les C300 sont sortis à 2.600 € environ pour le haut de gamme et ont baissé rapidement en supplantant les C310, C311, C312. Il s'en est vendu très peu au final, il est même très difficile d'en dénicher en occasion, encore plus que des modèles de la série C100. La génération suivante C200 avec son écran toujours exposé, à deux positions rabattu/en pupitre introduisait la biométrie et des performances accrues, mais a peu convaincu. Ce n'était ni une vraie tablette (trop épaisse et lourde), ni un vrai convertible (offrant la liberté d'orientation de l'écran pour les présentations,...etc.).

Peut-être une des raisons de l'abandon par Acer de la technologie Tablet PC, alors qu'il en fut un brillant pionnier... Il eût fallu mieux la présenter et commercialiser - et cette critique s'applique à tous les fabricants sauf peut-être Toshiba, incapables de toucher autre chose que le petit 1,5% de clientèle spécifique qui connaît généralement d'avance les avantages de cette plateforme.


Les fabricants actuels de convertibles se concentrent sur les dalles de 12,1" et 13,3" - à choisir selon ses contraintes de poids, encombrement, usage... et l'allure générale. L' Asus R1F/E (13,3")  constitue un bon compromis. Avec un Centrino DC à 2GHz, 2Go de RAM et un DD de 120Go, il y a de quoi travailler confortablement bien que le chipset graphique soit moyen. Il reste facilement transportable et permet même de visionner des films dans de bonnes conditions. Moins cher que ses concurrents directs certes encore plus perfectionnés (ex. Toshiba Portégé 400 à fonction push-mail activée par liaison 3G), il offre à mon sens le meilleur compromis tous critères confondus. De plus, son écran est très bon.


Les nouveautés en matière de convertibles chez LG, Toshiba, Fujitsu-Siemens, Flybook, HP, Dell... insistent plutôt sur la finesse, la compacité, l'élégance... obligeant donc à recourir à un lecteur optique séparé pour les plus petits. Il est vrai qu'avec la vulgarisation des disques amovibles assez réduits pour entrer dans une poche de chemise, des clés usb de 1 à 8 voire 15 Go de capacité, la nécessité de se promener avec des CDs ou même des DVDs devient relative. Mais il faut bien entrer une première fois les programmes applicatifs - et on peut être amené aussi à devoir graver et distribuer sur place des travaux lisibles sur un support pratique, peu onéreux et universel. Au moins les lecteurs-graveurs de DVD sont-ils tous maintenant alimentés par le port usb2 - le système Acer de 2003 oblige à trouver une prise secteur en plus du câble IEEE 1394 non alimenté...

Les fabricants de pures tablettes soignent la lisibilité de l'écran en plein jour et la performance globale, comme tout le monde ; mais leur marché très ciblé de professionnels occupés surtout par la saisie ambulatoire les dispense de la course à la polyvalence assortie de soucis d'esthétique et autres à laquelle se livrent les marques généralistes.

 

HP TX1000 (convertible tablette à écran tactile)


En conclusion :


Il est déjà assez difficile de choisir le bon modèle de Tablet PC. Encore plus d'en voir un. En essayer un avant achat relève du miracle.

S'estimer déjà heureux de trouver un vendeur qui sache de quoi il retourne et trouvera la référence en bas de catalogue. On peut choisir de faire confiance aux ténors de la vente en ligne, les meilleurs sites livrent en 24h (testé avec succès !) dans des conditions de sérieux irréprochables. Il va de soi qu'un site qui tient à jour ses stocks en temps réel est appréciable, vu le faible nombre d'appareils à disposition.


Bien entendu, et cela simplifiera déjà grandement la démarche de choix, il conviendrait dès à présent d'oublier définitivement tous les portables traditionnels, à moins de n'avoir aucune ambition créative ; mais dès lors, pourquoi s'équiper d'un laptop ? On a vu que l'un des objectifs essentiels de cet outil était de favoriser la créativité professionnelle ou personnelle et même artistique, en tous temps et en tous lieux. Freiner d'avance son potentiel créatif avec des outils limtants est totalement contre-productif. 

Dans un tel contexte, UTILISER UN PORTABLE CLASSIQUE EQUIVAUT A TRAVAILLER AVEC DEUX MAINS GAUCHES.

 

Liens : 

http://www.toshiba.fr/pc/tabletpc     présentation interactive très bien faite du concept Tabletc PC

http://www.tabletpccorner.net           un site incontournable

http://www.gd-itronix.com                  site de TPC renforcis (durcis) : rugged TPC


http://shopping.cherchons.com/dossier/Tablet%20PC.html   éventail de ce qui est en vente en France en matière de TPC

http://www.microsoft.com/downloads/results.aspx?displaylang=en&freeText=tablet   site de ressources Tablet de Microsoft pour XP TPC et Vista

http://www.wacom-asia.com/community/artist_gallery      exemples de travaux réalisés avec des outils Wacom (sur tablette graphique principalement)

 

dessin réalisé sur TPC (1 an et demi de travail !) :

 

vidéo YouTube :

 

 les principales  étapes de la création de cette oeuvre